Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

accès rapides, services personnalisés
Rechercher
Fondation partenariale
Université Pierre et Marie Curie

En mars 2017, Martin Turbet est associé à la découverte d’un cortège exceptionnel d’exoplanètes

Doctorant au Laboratoire de Météorologie Dynamique, à l’UPMC, Martin Turbet, travaille sur les atmosphères et les climats des planètes dites extrasolaires. A des milliards de kilomètres de notre soleil, un cortège de sept exoplanètes tourne autour de l’étoile Trappist-1. C’est une découverte exceptionnelle pour les astronomes à laquelle Martin Turbet a participé.

 

Parlez-nous de vos derniers travaux de recherche…

Grâce à 20 jours d’observation avec le télescope Spitzer, prêté par la NASA, nous avons mis en évidence ces 7 planètes.  En tant que spécialiste des atmosphères de planètes, j’ai été en charge  de la caractérisation des atmosphères possibles qu’il pourrait y avoir sur ces planètes.

 

Selon vous, ces planètes peuvent-elles être propices à l’apparition et au développement de la vie ?

Nous avons de bonnes raisons de penser que ces planètes sont très riches en eau, beaucoup plus qu’il n’y en a sur la terre. Premièrement, le système est tellement compact que nous sommes capables de mesurer les interactions entre les différentes planètes, et donc leurs densités.

De plus ces planètes orbitent toutes les unes avec le multiple des autres. Les planètes se sont formés très loin de leur étoile, tellement loin que l’eau est stable sous forme de glace uniquement. Si une planète est riche en eau alors elle a forcément de l’eau liquide à sa surface. Et donc partout où il y a de l’eau, il y a de la vie.

 

Quelles sont les prochaines étapes en matière de recherche ?

Via le télescope « James Webb », actuellement en construction aux Etats-Unis, on va pourvoir caractériser l’atmosphère de ces planètes. D’ici 2019, nous serons capables de dire de quoi sont faites ces dernières, et donc commencer à imaginer ce qu’il y a à la surface. Y’a-t-il de l’eau, de l’ozone, de l’oxygène? …

 

Votre sujet de recherche passionne le grand public ! Que diriez-vous à des donateurs potentiels si vous deviez leurs demander de soutenir votre projet ?

Pour ce type de projet, ce qui va vraiment nous permettre d’avancer, c’est de pouvoir passer du temps sur le télescope « James Webb ». Hors, malheureusement,  il me parait difficile pour les donateurs de nous fournir ce temps précieux. Par contre, il existe de nombreux projets en lien avec les missions spatiales d’observation de planètes extrasolaires qui méritent des financements supplémentaires. Je pense au projet Ariel. L’objectif principal : analyser l'atmosphère de 500 planètes en orbites autour d'étoiles proches à commencer par les planètes chaudes.

En savoir plus sur le Laboratoire de Météorologie Dynamique : www.lmd.jussieu.fr

 

10/05/17

Traductions :

    Chiffres clés

    L'UPMC :

    • 34 000 étudiants dont 6 900 étudiants étrangers
    • 10 100 personnels dont 8 400 dans les unités de recherche
    • 18 sites répartis sur 4 régions

    En 2015, l'UPMC conserve une place de choix dans l'ensemble des classements internationaux.