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Pollution urbaine : l’emprise du milieu

Avec désormais plus d’un être humain sur deux vivant en ville, l’étude de l’environnement urbain est un enjeu majeur pour notre avenir. Décryptage de la chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain (MoUVie) par sa titulaire, Laurence Eymard, qui est aussi directrice de l’observatoire des sciences de l’univers Ecce Terra.

La particularité de la chaire MoUVie est de faire un seul projet intégré et interdisciplinaire sur ces questions d’environnement urbain. Les pollutions urbaines y sont étudiées dans leur globalité : expositions aux particules, aux bruits, impacts de ces facteurs sur la santé… Elle a été lancée en 2014 pour une durée de cinq ans et dotée de 1,5 millions d’euros.

« Le rôle de la fondation UPMC, dans la mise en place de cette chaire a été primordial. Elle a permis à la fois d’initier le contact avec les entreprises et de garantir l’indépendance académique des chercheurs. C’est un filtre essentiel, pour cette chaire comme pour les autres », analyse Laurence Eymard. Les chimistes, acousticiens et médecin vont analyser l’environnement urbain, ses pollutions et leurs conséquences sur la santé des enfants.

« Nous ciblons l’étude de l’exposition sur des enfants, car ce sont les personnes en bonne santé les plus vulnérables face aux effets des pollutions », indique Laurence Eymard. « À partir de l’automne 2015, nous commencerons à expérimenter et à faire les premières mesures grâce à des capteurs placés sur les cartables des élèves d’une ou deux écoles. Nous élargirons le panel à la rentrée 2016, pour avoir à terme un nombre d’enfants significatif d’un point de vue statistique. Nous avons préalablement procédé à de nombreux tests sur les capteurs, leur robustesse, leur efficacité, les protocoles, la façon de faire le suivi », explique Laurence Eymard.

« Dans le cadre de la chaire, je me suis déplacée à Wuhan, capitale chinoise de l’automobile, pour participer à un colloque sur la pollution urbaine. L’exemple de cette mégapole en croissance exponentielle est paroxystique. La brume de pollution y est permanente. Il y a une prise de conscience générale de notre impérieuse responsabilité à agir », conclut Laurence Eymard dont l’objectif, au bout de cinq ans, est d’obtenir des résultats et des mesures qui permettent de mieux comprendre les pollutions et leurs effets pour mieux les combattre.

 

Retrouvez les autres articles de notre dossier "Chine", avec les liens institutionnels entre l'UPMC et les universités chinoises et le témoignage de nos alumni.

 

Jeanne-Marie Delépine - 22/07/15

Traductions :
    Un Zeppelin survole Paris pour mesurer la qualité de l’air

    Un ballon dirigeable survolera Paris le 17 juillet 2014, de 11h30 à 13h30, pour effectuer des mesures de qualité de l’air. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la chaire « Mobilité et la qualité de vie en milieu urbain », financée grâce aux mécénats de PSA Peugeot Citroën et Renault et lancée en mars 2014 sous l’égide de la Fondation UPMC.

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    Avec désormais plus d’un être humain sur deux vivant en ville, l’étude de l’environnement urbain est un enjeu majeur pour notre avenir. Décryptage de la chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain (MoUVie) par sa titulaire, Laurence Eymard, qui est aussi directrice de l’observatoire des sciences de l’univers Ecce Terra.

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