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Fondation partenariale
Université Pierre et Marie Curie

L’entreprise RTE soutient la création de deux chaires de recherche en robotique

"Ce partenariat est une rencontre entre les préoccupations de l’entreprise et notre potentiel de recherche".

Pendant cinq ans, le don de 3 millions d’euros de RTE à la Fondation UPMC va contribuer à l’avancement des recherches sur les mini-drones autonomes et sur les systèmes robotiques d’intervention en milieux contraints.

 

Entretien avec Philippe Bidaud, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR) de l’UPMC, choisi pour accueillir ces deux chaires :

 

Quelle est l’origine de ce partenariat entre l’ISIR et RTE ?

Philippe Bidaud : La Fondation UPMC nous a invités ainsi que d’autres laboratoires dans le domaine de l’ingénierie à une rencontre avec RTE. Il s’agissait pour la société d’identifier des axes de recherche qui pourraient concerner son activité de maintenance du réseau électrique. Plusieurs séances de travail ont permis de définir et d’affiner deux thématiques de recherche innovantes : les mini-drones automatiques et les systèmes robotiques d’intervention en milieux contraints. Étant déjà compétent sur ces sujets, l’ISIR était tout à fait pertinent pour accueillir ces chaires.

 

Qu’attend l’entreprise en retour de ce mécénat ?

P. B. : Notre partenariat ne prévoit aucune contrepartie. L’apport pour RTE est d’une autre nature. Ces chaires lui donnent l’opportunité de voir se développer la recherche à moyen terme dans des domaines qui l’intéressent directement. Par exemple, l’entreprise sera confrontée dans les prochaines années à une nouvelle législation plus contraignante sur la mise en œuvre des opérateurs humains dans les pylônes à haute tension. Le développement d’engins pour seconder les opérateurs permettrait d’aller vers plus de sécurité. En faisant avancer la recherche sur ce sujet, ces chaires vont fournir des résultats qui aideront RTE à s’adapter.

 

En quoi ces chaires innovantes s’inscrivent-elles dans la politique de recherche de votre laboratoire ?

P. B. : Elles y trouvent leur place tout naturellement, puisque l’ISIR travaillait déjà sur ces thèmes. Je considère ce partenariat comme une rencontre entre les préoccupations de l’entreprise et notre potentiel de recherche. En ce qui concerne le laboratoire, ces chaires ne font pas qu’ajouter deux chercheurs à l’effectif. Leur présence renforce véritablement les capacités des équipes déjà présentes, et réciproquement. Par ailleurs, nous obtenons des moyens financiers sur une période de cinq ans, alors que la plupart des appels à projets ne fournissent que deux ou trois ans de crédits. Ce sont d’excellentes conditions pour faire de la recherche.

22/07/15

Chiffres clés

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  • 10 100 personnels dont 8 400 dans les unités de recherche
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En 2015, l'UPMC conserve une place de choix dans l'ensemble des classements internationaux.