Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

accès rapides, services personnalisés
Rechercher
Fondation partenariale
Université Pierre et Marie Curie

La fondation TOTAL : nouveau mécène de la fondation UPMC

La fondation UPMC et la fondation TOTAL viennent de signer une convention pour la mise en place, sur 5 ans, d’AquaNIS2.0, un projet de recherche porté par la Station Biologique de Roscoff.

 

Utilisant de nouvelles technologies, AquaNIS2.0 vise à identifier, décrire et mieux connaitre les espèces non-indigènes présentes dans les milieux portuaires, des points chauds d’introduction en milieu marin. Ces données sont essentielles notamment pour répondre à la Directive Cadre Européenne « Stratégie pour le Milieu Marin » qui vise à atteindre un bon état écologique des eaux marines européennes.

 

Ces espèces qui voyagent aux quatre coins du monde

Depuis que l’homme parcourt la planète, il transporte avec lui de façon délibérée ou accidentelle des végétaux, algues, animaux etc, entraînant des introductions d’organismes, souvent de provenance lointaine (par exemple de l’Europe vers l’Amérique du Nord). Avec l’accroissement des échanges par voie maritime, ces introductions biologiques sont allées croissantes dans les milieux marins côtiers, avec de nombreuses conséquences sur la diversité et le fonctionnement des écosystèmes, ainsi que sur les services qu’ils rendent aux sociétés humaines. Ces espèces non-indigènes sont ainsi au centre d’enjeux de recherche, par exemple pour comprendre leurs rôles dans les habitats naturels. Elles sont également au cœur d’enjeux relatifs à la gestion et conservation des milieux marins. Les espèces non-indigènes sont ainsi la cible de programmes de surveillance, par exemple au travers de la Directive Cadre Européenne « Stratégie pour le Milieu Marin ».

Vers un Observatoire Génomique de la Biodiversité, dédié aux espèces non-indigènes

AquaNIS2.0 vise à étudier ces nouveaux acteurs des écosystèmes marins côtiers en utilisant des approches basées sur de nouvelles technologies telles que le séquençage à très haut débit. Il s’inscrit dans la dynamique internationale de création d’« observatoires génomiques de la biodiversité ». Ces technologies peuvent en effet compléter voire palier les lacunes des méthodes traditionnellement utilisées pour identifier, compter et suivre dans le milieu la biodiversité, y compris celle constituée des espèces non-indigènes.

Les zones marines urbaines : des points chauds d’introduction

AquaNIS2.0 vise en particulier à la détection précoce d’espèces non-indigènes encore rares (et donc difficilement observables directement) et le suivi d’espèces non-indigènes non détectables car manquant de caractères morphologiques diagnostiques pour les identifier. La zone d’étude est en Bretagne, ciblant en particulier les ports de plaisance. Ces zones marines urbaines forment un réseau dense et sont connues pour abriter un écosystème original auquel contribuent de façon importante les espèces non-indigènes. Elles sont des points chauds d’introduction et des relais de propagation des espèces introduites dans les milieux naturels avoisinants.

Contact scientifique : Frédérique Viard

Contact à la fondation UPMC : Karine Cunhac

Contact communication: Marielle Guichoux (Station Biologique Roscoff) et Marine Basset (fondation UPMC)

Copyright photo : W Thomas – Station Biologique de Roscoff

19/09/17

Traductions :

    Chiffres clés

    L'UPMC :

    • 34 000 étudiants dont 6 900 étudiants étrangers
    • 10 100 personnels dont 8 400 dans les unités de recherche
    • 18 sites répartis sur 4 régions

    En 2015, l'UPMC conserve une place de choix dans l'ensemble des classements internationaux.